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Dedicated travailleur de soutien aux réfugiés syriens en aidant les familles à Peel

Pour répondre aux besoins d’une population diversifiée et toujours croissante, la Société d’aide à l’enfance de Peel a créé une équipe spécialisée en immigration pour aider les enfants, les jeunes et les familles qui font face à des défis dans ce domaine. Cette équipe existe depuis maintenant 16 ans. Aujourd’hui, la Société d’aide à l’enfance de Peel est la seule société d’aide à l’enfance dotée d’une équipe spécialisée en immigration. Ensemble, ses membres parlent 14 langues et ont toutes sortes d’antécédents culturels et religieux. Leur expérience personnelle de l’immigration – sept d’entre eux sont eux-mêmes arrivés au Canada en tant qu’immigrants ou réfugiés – a une valeur incalculable pour soutenir les nouveaux arrivants qui font face à des défis en matière d’installation.

Pour Mohamed Malik, le travailleur spécialisé en soutien aux réfugiés syriens de l’équipe d’immigration, c’est une histoire qu’il connaît trop bien. Né au Soudan pendant une époque de guerre civile et de coup militaire, il a passé une partie de son enfance dans des zones de conflit. « Je sais ce que c’est de quitter sa demeure en laissant tout derrière soi », dit M. Malik. « Mes expériences d’enfance m’inspirent à aider les familles qui ont fait face à des conflits et des traumatismes. »

Le rôle proactif de M. Malik consiste à fournir une intervention et un soutien rapides aux nouveaux arrivants syriens. Que M. Malik consulte une autre société d’aide à l’enfance, donne une séance de formation à un organisme d’installation afin de mieux comprendre comment les différents organismes peuvent collaborer pour aider les familles, ou accompagne un collègue qui doit rencontrer une famille syrienne qui ne parle que l’arabe, sa passion pour son travail est évidente.

« La manière dont une famille est accueillie constitue un élément très important du processus d’installation », dit M. Malik. « De nombreuses familles ne connaissent pas la société d’aide à l’enfance, notre rôle et ce que nous pouvons faire pour les aider. J’ai l’occasion unique de travailler avec des familles afin de contribuer à ce que leur expérience soit positive. J’essaie de renseigner les familles sur des sujets tels que les besoins de base des enfants en matière de sécurité, le recours à la discipline physique et la supervision. J’espère seulement que mon travail a une influence positive sur leur vie. »

M. Malik a récemment travaillé avec une famille de réfugiés qui a vécu des difficultés plus importantes, avant et après son arrivée au Canada, que ce que la plupart d’entre nous vivrons pendant toute notre vie. Victimes d’oppression religieuse en Syrie, la famille Alko a présenté une demande pour entrer au Canada il y a quatre ans, après une attaque brutale par des miliciens. « Mon mari et moi pratiquons deux religions différentes », dit Mme Alko. « Nous avons été attaqués dans notre maison, battus et laissés pour morts. Tout ce que nous voulions, c’était de vivre dans un endroit où notre fils serait en sécurité. » Après cela, pendant quatre ans, ils se sont déplacés entre différentes régions de la Syrie, afin de quitter les endroits où les conflits étaient les plus violents.

Ils ont enfin obtenu la permission de quitter la Syrie lorsque le Canada a annoncé qu’il parrainerait 25 000 réfugiés. Ils sont d’abord arrivés à St. John’s, Terre-Neuve. Bien qu’ils aient été accueillis chaleureusement, la seule personne qu’ils connaissaient à Toronto était le frère cadet de Mme Alko, qui vivait à Toronto. Avec un deuxième bébé en route et un rêve de s’installer à un endroit où il y avait une communauté arabe grandissante, la famille a pris la décision de déménager vers l’ouest, en utilisant des fonds destinés au logement.

A suivi une série de défis, dont le plus important a été de trouver un endroit où habiter, sans historique de location ou de crédit. « Nous avons essayé d’emménager avec mon frère, mais le propriétaire n’était pas d’accord. Le sous-sol que nous avons fini par trouver était situé dans une maison dont l’étage supérieur était en train d’être rénové : il n’avait pas de fenêtres ou de lumière, et il était infesté par des rats. »

Lorsque le moment est arrivé de quitter l’hôpital après la naissance du petit William, ils ne savaient pas qu’ils étaient tenus d’avoir un siège de voiture. Pour assurer la sécurité du bébé, une recommandation a été faite à la Société d’aide à l’enfance de Peel. « Nous ne savions pas à quoi nous attendre. Nous étions un peu craintifs, mais une travailleuse est venue nous rencontrer. Elle nous a apporté un siège de voiture et nous a même procuré un manteau pour notre fils aîné. Elle a fait plus que son devoir pour nous aider. » Une fois que l’état de l’appartement au sous-sol de la famille a été découvert, le dossier de la famille a été transféré à Mohamed, qui a travaillé avec eux au cours des prochains mois pour les aider à s’installer.

« Ce n’était pas un milieu sécuritaire pour les enfants », dit M. Malik. « Nous avons fourni un lit d’enfant, des couches et d’autres nécessités de base. J’ai mis la famille en relation avec Polycultural Immigrant and Community Services et je leur ai trouvé un appartement. Le père a trouvé un emploi, et nous avons pu fermer le dossier de la Société d’aide à l’enfance pour la famille. Toutefois, celle-ci aura toujours la possibilité de bénéficier d’un soutien continu par l’entremise du projet syrien, au besoin. »

« Lorsque nous rencontrons des membres de la communauté arabe de Mississauga, nous entendons différentes choses au sujet de la société d’aide à l’enfance », dit Mme Alko. « Des choses qui sont tellement différentes de ce que nous avons vécu nous-mêmes. Nous constatons que les mythes existent parce que l’on ne comprend pas vraiment ce que fait la société d’aide à l’enfance. Je voulais partager notre histoire afin d’aider d’autres personnes à en apprendre davantage. Nous avons obtenu tellement de soutien, et Mohamed comprenait réellement les défis auxquels nous faisons face. Si ce n’était pas de lui, nous vivrions encore dans ce sous-sol. Nous sommes tellement reconnaissants pour tout ce que nous avons et ce que la Société d’aide à l’enfance de Peel a fait pour nous aider. »

 
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